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Historique

Site préhistorique par le Dolmen de Goudère, classé Monument Historique (cité comme borne de délimitation au 13éme)

Gabre doit sa fondation et après l’épisode entre Philippe II et le comte de Foix, en 1281 par un accord entre Eustache de Beaumarchais et les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem qui y créent par paréage avec le roi une commanderie de l’ordre de Malte dépendante du Grand Prieuré de Toulouse, sous forme d’une installation défensive commandée par « une grande et belle tour » (P.V. de visite de la commanderie, 1648) . Le rayonnement de ces hospitaliers sera grand : on les retrouve, par exemple à Capoulet dans la vallée de Vicdessos…

Cl. Pailhès dans son livre « Le comté de Foix, un pays et des hommes » note : « C’est probablement l’appartenance d’une grande partie du territoire de Gabre à Bernard Amiel de Pailhès, et donc sa mouvance du domaine royal, qui permit au roi de conclure avec les Hospitaliers du lieu un paréage concrétisé en 1281 par la fondation d’une bastide » (TR, XX, 49-50) ; Cependant, Gabre sera une bastide sans coutumes.

En 1283, une bastide y est fondée sous le nom de « Bastide de Plaisance » et une charte de coutumes accordée aux habitants. Le territoire des Hospitaliers était à l’époque plus vaste que l’actuelle commune.

Gabre jusqu’à la Révolution sera une enclave du Languedoc (dépendant du roi) dans le comté de Foix, confirmée entre l’évêque de Pamiers Bernard Saisset et le roi de France Philippe le Bel, en 1308, dépendant pour le temporel du diocèse de Rieux et mis sous le patronage du commandeur de Gabre.

Les protestants, lors des guerres de religion, dévastent en 1568 Gabre (en chassant les hospitaliers) et les alentours : le village deviendra la patrie des gentilshommes verriers protestants : « Les sieurs verriers, rebelles, battant la campagne, se saisirent de la tour de Gabre… » écrit J.J. Delescaze.

Cette corporation joua un rôle essentiel dans la vie locale ; citons deux familles importantes de verriers : les De Robert à la verrerie des Garils et les De Grenier à Gabre et Fabas…

L’église Saint Laurent, endommagée puis restaurée, est devenue, alors, lieu de culte réformé pour la communauté avant d’être rendue aux Hospitaliers de Saint Jean dès l’application de l’Edit de Nantes (1598). Plus tard, le temple construit pour les protestants, est démoli sur ordre de Louis XIV (situé sur le haut du village : l’on avait demandé aux habitants de démolir eux-mêmes, ce qu’ils refusèrent. On a fait venir des ouvriers que la population durent payer...) : il sera reconstruit…

A l’approche de la Révolution, une famille régnera sur la seigneurie de Gabre : les de Falentin.
J.Paul d’Amboix, seigneur de Gabre, Larbont, Clermont et Camarade, assiste à l’assemblée de la noblesse tenue à Pamiers en 1789.

L’importance du protestantisme de Gabre restera immuable : au début du XXème siècle, il n’y a pas de curé, mais un pasteur et deux instituteurs pour la population en place.
De nos jours, l’œcuménisme y règne : tous se retrouvent à l’église lors de la saint Jean pour rappeler la mémoire des Hospitaliers...

NB : La commune de Gabre faisait partie en 1801 de l’arrondissement de Pamiers, puis passera à celui de Saint-Girons en 1926 avant de revenir à celui de Pamiers en 1942
2006 : La commune se trouve dans le périmètre d’étude du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises (création prévue en 2008)

Pour ce qui est du religieux, Gabre dépend du doyenné de Foix et du secteur paroissial du Mas d’Azil comprenant : Le Mas d’Azil, Gabre, Aigues Juntes,- Sabarat, Les Bordes, Campagne,- Daumazan, Montfa, Montbrun, Castex,- La Bastide de Besplas, Fornex, Thouars, Loubaut, Meras,- Allières, Durban, Montseron